Les périodes de canicule sont de plus en plus fréquentes et longues, et entrainent des risques pour la santé, tels que le syndrome d’épuisement-déshydratation et le coup de chaleur. Certaines personnes sont particulièrement à risque au cours de fortes chaleurs, et des médicaments majorent ce risque. Réévaluer les ordonnances, adapter les traitements voire déprescrire peuvent être une solution.
Ce journal synthétise les informations essentielles relatives aux risques cliniques en cas de fortes chaleur et aux médicaments à risques.
Un focus est fait sur la santé mentale.
Selon Santé Publique France, 1/3 des séniors de +65 ans et la moitié des personnes âgées de +80 ans chutent au moins une fois par an.
Ainsi, les chutes sont :
- Un enjeu de santé publique national dans un contexte de volonté de prévention de la perte d’autonomie,
- Une priorité régionale portée par l’Agence Régionale de Santé Grand Est qui présente un indice de vieillissement supérieur à celui de la France Métropolitaine,
- Potentiellement déclenchées par la prise de certains médicaments.
Ce nouveau journal réalisé avec la collaboration de l’URPS ML Grand Est et du REGECAP vise notamment à :
- faciliter l’identification des classes médicamenteuses pourvoyeuses d’effets indésirables à risques de chutes
- fournir des pistes d’optimisation des prescriptions en pratique.
Les molécules à effets anticholinergiques sont très courantes dans l’arsenal thérapeutique : en témoignent les statistiques d'une étude récente selon laquelle que 32,8% des patients âgés ont au moins une dispensation d’un médicament anticholinergique et/ou sédatif.
Pourtant cet effet, souvent cumulatif, peut être responsable de nombreux effets indésirables provoquant une altération de la qualité de vie, un risque d’hospitalisation ou une aggravation de la morbi-mortalité, compte tenu de ses impacts cliniques.
Ce journal vous accompagne à la réduction de la charge anticholinergique et vous donne des pistes d'adaptation voire de déprescription de certains traitements.
Une attention particulière est portée à la charge anticholinergique en psychiatrie.





