Douleur

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Un patient sous morphine
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Cette rubrique présente des documents de bon usage relatifs à la douleur ainsi que des données de consommation des médicaments antalgiques.
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Fiches et guides de bon usage 

Omédit Centre

  • Fiche d'information patient : morphine (mars 2018)

 

  • Fiche de bon usage du tramadol (juin 2016)

 

  • Fiche de bon usage de l'oxycodone (avril 2016)

 

 

Omédit Bretagne

  • Fiche de bon usage sur les médicaments anti-inflammatoires

 

Observatoire Français des Médicaments antalgiques

  • Un guide intitulé " Médicaments antalgiques opioïdes : ce qu’il faut savoir, ce qu’il faut faire " a été réalisé par le Réseau de Prévention des Addictions (RESPADD), en partenariat avec l’Observatoire Français des Médicaments antalgiques (OFMA) et l’association des CEIP-Addictovigilance.

Ce guide s’attache à donner aux professionnels de santé des informations essentielles sur ces médicaments pour bien les prescrire et accompagner leur délivrance de conseils de bon usage.

Les médicaments antidouleurs ou antalgiques sont les premiers consommés par les Français (paracétamol, ibuprofène et opioïdes : tramadol et codéine). Trois fiches de bon usage ont également été créées pour en réduire les risques (différentes versions pour impression).

Centre Régional de Pharmacovigilance Bourgogne Franche-Comté & Grand Est

  • En janvier 2019, les CRPV de Bourgogne-Franche-Comté et Grand-Est ont consacré un numéro spécial de leur bulletin "Echos de Pharmacovigilance" au bon usage, aux risques et aux précautions des antalgiques (paracétamol, tramadol, codéine, AINS, morphine, oxycodone, néfopam, fentanyl et kétamine).

 

Actualités publiées par l'ANSM

  • AINS

En avril 2019, l'ANSM a publié une note d'information concernant les risques de complications infectieuses graves associées à la prise d’AINS en cas de fièvre et/ou de douleurs.

Selon les conclusions de l'enquête nationale de pharmacovigilance confiée par l'ANSM aux centres de pharmacovigilance de Tours et Marseille, l'ibuprofène et le kétoprofène joueraient un rôle aggravant en cas d'infection.

Ces complications infectieuses graves sont apparues pour des durées très courtes de traitement, allant de 2 à 3 jours, y compris lorsque l'AINS était associé à une antibiothérapie.

C'est pourquoi, l'ANSM rappelle aux professionnels de santé, aux patients et aux parents la conduite à tenir en cas de douleur et ou de fièvre, ainsi que les règles de bon usage des AINS dans ces situations.

Privilégier l’utilisation du paracétamol en cas de douleur et/ou de fièvre, notamment dans un contexte d’infection courante comme une angine, une rhinopharyngite, une otite, une toux, une infection pulmonaire, une lésion cutanée ou la varicelle, en particulier en automédication.

  • Les règles du bon usage des AINS en cas de douleur et/ou fièvre :

    • Prescrire et utiliser les AINS à la dose minimale efficace, pendant la durée la plus courte
    • Arrêter le traitement dès la disparition des symptômes
    • Eviter les AINS en cas de varicelle
    • Ne pas prolonger le traitement au-delà de 3 jours en cas de fièvre
    • Ne pas prolonger le traitement au-delà de 5 jours en cas de douleur
    • Ne pas prendre deux médicaments AINS en même temps
    • Paracétamol 

    En juillet 2019, l’ANSM a demandé, dans un communiqué, aux laboratoires concernés de faire figurer des messages d’alerte sur les boites des médicaments contenant du paracétamol afin de renforcer la prévention des risques hépatiques liés au surdosage du paracétamol.

    Cette mesure fait suite à la consultation publique lancée par l’ANSM en août 2018 pour sensibiliser les patients et les professionnels de santé au risque de toxicité pour le foie en cas de surdosage. Elle concerne plus de 200 spécialités à base de paracétamol commercialisées en France.

    En février 2019, l'ANSM a publié un état des lieux de la consommation des antalgiques opioïdes et leurs usages problématiques en France.

    Les chiffres de vente en ville et à l’hôpital, les données de remboursement de l’assurance maladie et les données de prévalence et d’incidence montrent une augmentation de la consommation des médicaments antalgiques opioïdes.

    En 2017, les antalgiques les plus consommés en France sont les antalgiques non opioïdes (paracétamol, aspirine et anti-inflammatoires non stéroïdiens) (78 %) suivis des antalgiques opioïdes faibles (20 %), dix fois plus consommés que les antalgiques opioïdes forts (2 %).

    L’augmentation de la consommation des antalgiques opioïdes peut s’accompagner de complications graves. Le nombre d’hospitalisations liées à la consommation d’antalgiques opioïdes obtenus sur prescription médicale a augmenté de 15 à 40 hospitalisations pour un million d’habitants entre 2000 et 2017.

    Dans la Banque nationale de pharmacovigilance (BNPV), le taux de notifications d’intoxication aux antalgiques opioïdes a augmenté de 44/10 000 à 87/10 000 des notifications entre 2005 et 2016. En 2016, les trois substances les plus impliquées dans ces intoxications sont le tramadol (antalgique opioïde le plus consommé), la morphine puis l’oxycodone.

    Le rapport reprend les données de consommation en France (chiffres de vente, données Assurance Maladie), la place des antalgiques opioïdes dans la prise en charge de la douleur, les risques liés à l'usage des antalgiques opioïdes, les actions déjà en place et à mettre en place pour favoriser le bon usage et réduire les risques.

    L'Omédit Normandie a créé un guide de bon usage des pompes PCA (Patient Control Analgesia) visant à la sécurisation de la prise en charge des patients à l'hôpital et en ville.

    Un e-learning "Bonnes Pratiques de perfusion : module Analgésie Contrôlée par le Patient (pompe PCA)" est également disponible (Omédit Normandie/Omédit Centre - 2013).